07-07-2008

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Cadres : et si on parlait syndicalisme ?

Vous êtes cadres de direction ou d’encadrement,
Vous êtes agents de maîtrise,

 Cadres : et si on parlait syndicalisme ? Cadres : et si on parlait syndicalisme ?

Vous souhaitez être reconnus et vous réaliser pleinement dans votre tra-vail, être réellement en situation de responsabilité professionnelle,
C’est légitime, c’est possible.

Qui sommes-nous ?
Cadres, agents de maîtrise, en position hiérarchique ou non, nous sommes avant tout des salariés en situation de responsabilité. Les entreprises décentralisent de plus en plus certains processus de décisions, les mettent aux mains d’unités autonomes fonctionnant en réseaux, afin de répondre aux « signaux du marché », aux évolutions de l’environnement.

Le mot d’ordre est désormais « la montée en autonomie » (« l’empowerment » des Anglo-Saxons). Mais avons-nous une réelle autonomie ?

Ne se limite-t-elle pas trop souvent à la seule organisation de notre temps de travail, et parfois à l’ordre dans lequel nous nous acquittons des tâches qui nous sont confiées ?

Quant aux orientations stratégiques de l’entreprise, elles nous échappent le plus souvent. Nous n’y sommes associés ni de près ni de loin. Notre rôle, le plus souvent, consiste à faire admettre aux équipes que nous animons, que les choix de nos dirigeants sont les seuls possibles et surtout les meilleurs.

Nous sommes jugés sur nos capacités à faire passer les messages, à gérer la pénurie de moyens dans le but d’atteindre des objectifs qui deviennent de plus en plus hypothétiques, tant les lourdeurs administratives sont présentes, tant les évolutions technologiques sont longues à produire les effets attendus.

Nous sommes cantonnés à un rôle de « chef » avec peu de prérogatives. Nous sommes en fait plus en situation de « dépendance » que d’autonomie. Alors que l’évolution de notre métier devrait nous conduire à devenir de véritables « managers » bénéficiant de délégations élargies.

De plus, la logique financière prend le dessus au détriment de l’éthique professionnelle qui peut être sacrifiée sur l’autel de la rentabilité à court terme.

Trouver des solutions ensemble

Les problèmes que nous rencontrons se ressemblent, quel que soit le niveau de nos responsabilités :

temps et charge de travail qui croissent, re-connaissance insuffisante des qualifications, remises en cause de nos par-cours professionnels à la suite de changements d’orientations imposés par nos dirigeants…

Les nouvelles formes d’organisation du travail induisent des contraintes demandant toujours plus de souplesse et de réactivité, causes de montées rapides de pressions physiques et de charges mentales. Les pathologies liées au stress progressent.

Tous ces problèmes, nous les vivons individuellement. Et si nous les posions collectivement ?

Se syndiquer, c’est pouvoir, ensemble et librement, discuter et construire des solutions. Se regrouper pour mieux se défendre.
Le syndicat : un outil pour les cadres aussi

Le syndicalisme cadre pour la CGT, c’est l’UGICT-CGT (Union générale des ingénieurs, cadres, et techniciens) qui se veut un lieu d’écoute et d’échanges.

Parlons salaires, parlons temps de travail, parlons reconnaissance des qua-lifications, parlons responsabilité sociale des cadres, parlons sécurité pro-fessionnelle avec ses volets formation, évolution de carrière, évolution de nos emplois, évolution des missions de la Banque.

Échangeons, cherchons ensemble les moyens d’améliorer nos conditions générales de travail, dont la spécificité nécessite une structure particulière au sein du syndicalisme généraliste.

Rejoindre l’UGICT-CGT ? Pourquoi pas ?

Professionnellement engagés, nous voulons avoir les moyens d’assumer cette responsabilité, y compris dans sa dimension sociale. Pour un cadre, comme pour tout salarié, le syndicalisme est aussi un bon moyen de s’intéresser à la marche générale de l’entreprise, de peser sur ses évolutions.

Proposer des alternatives, c’est cela aussi le syndicalisme CGT. Le syndica-lisme doit, tout à la fois, savoir revendiquer, contester quand il y a nécessité, proposer, agir et négocier.

Le syndicalisme développé par l’UGICT-CGT est aussi un moyen, au-delà des aspirations de chaque catégorie de salariés, de faire converger les inté-rêts de tous les salariés.

L’UGICT-CGT vous invite à prendre votre place dans cet espace de liberté, de dialogue et d’action qu’est le syndicat.

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Salaires et qualifications des cadres et agents de maîtrise à la Banque de France

En instaurant une « prime de marché » pour les AD 3 nouvellement recrutés et en élargissant l’accès au statut de « cadre autonome », le gouvernement de la Banque tente de trouver un remède aux graves difficultés qui pèsent sur le recrutement et la motivation des cadres.

La « nouvelle stratégie ressources humaines » aurait pu être l’occasion d’apporter des solutions, mais elle risque fort, au contraire, d’empirer le stress et la vie au travail des cadres et agents de maîtrise.

Le cas de la Banque n’est pas isolé. Dans le public comme dans le privé, la question des salaires et de la reconnaissance des qualifications est directement ou indirectement au cœur de la plupart des conflits des cadres et agents de maîtrise. L’individualisation de la rémunération menée depuis le début des années 1980 aboutit à une disparition progressive des augmentations générales destinées à maintenir le pouvoir d’achat.

La reconnaissance et le paiement des qualifications des cadres et agents de maîtrise se posent avec d’autant plus d’acuité que la « rémunération au mérite » et les parts variables se dévelop-pent, à l’image des deux systèmes de primes mis en place pour les cadres à la Banque : le « complément de rémunération » en cours de généralisation à tous les agents et la « part variable de rémunéra-tion » touchant désormais tous les cadres du 4e degré et au-delà.

Partout, la politique des ressources humaines se retrouve orientée sur l’arbitrage salaire direct/indirect. Cet arbitrage se fait au détri-ment du salaire direct, donc de la reconnaissance de la qualification.

Ce n’est pas cela que les cadres et agents de maîtrise demandent. L’UGICT-CGT agit pour :

•    une réelle transparence des critères d’évaluation, de rémunération et de déroulement de carrière incluant la possibilité de re-cours et l’intervention des représentants du personnel ;
•    la reconnaissance et la rémunération de la qualification dès le premier emploi ;
•    la reconquête dans le privé comme dans le secteur public des grilles de salaire qui garantissent à chaque salarié le paiement de sa qualification et de son travail ;
•    le déplafonnement de la carrière des cadres et agents de maîtrise par la reconnaissance de la technicité, la validation des acquis de l’expérience et professionnels. La promotion interne doit comporter une voie d’accès des agents de maîtrise à la catégorie d’encadrement.

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 Les cadres et agents de maîtrise de la Banque de France représentés au congrès de l’UGICT

Le congrès de l’UGICT-CGT, qui s’est tenu en mars dernier à Marseille, aura été rythmé par des interventions très en prise avec les réalités vécues par les salariés, les cadres, les techniciens.

L’UGICT entend développer ses interventions en partant de la réalité vécue au travail par les cadres de direction, les cadres de proximité, les enseignants et chercheurs, les experts, les techniciens et les commerciaux, en allant notamment vers la création de collectifs transversaux. Elle veut, à partir des techniciens et des cadres, construire un nouveau mode de management intégrant de nouveaux droits individuels et collectifs.

Une délégation de cadres CGT de la Banque de France a participé activement au congrès. Marc Thivolle-Morand, chef de comptabilité à Lens, et Robert Zachayus, chef de bureau à la DGEI, ont été élus membres de la commission exécutive nationale de l’UGICT.

 

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