Bretagne, déclaration des élus CHSCT - CGT

19-10-2016
logo_bretagne.jpgDéclaration CGT au CHSCT

La CGT Bretagne tient officiellement à alerter le Président du CHSCT sur le mal-être qui se développe sous différentes formes dans les unités de la région, mal-être qui touche toutes les catégories du personnel et qui a des conséquences indéniables sur la santé, la multiplication des arrêts de travail étant hélas significative.

C'est tout d'abord une charge de travail que de plus en plus d'agents trouvent excessive au regard des moyens humains pour y faire face, ce qui correspond bel et bien à la définition du stress. Et la hiérarchie régionale, au lieu de nier cet état de fait en se réfugiant derrière une vision statistique bien éloignée du travail réel, devrait s'attacher à passer les organisations du travail au crible pour supprimer les causes du stress.

Ce sont aussi les trop nombreuses incertitudes sur leur avenir professionnel que beaucoup d'agents subissent depuis plusieurs années et qui viennent une nouvelle fois d'être exacerbées avec des annonces sur des ambitions qui semblent plus réductrices que les projets initiaux.

Si l'on ajoute la gestion chaotique des effectifs, sans la moindre anticipation et sans la moindre visibilité sur les perspectives de postes dans la région, cela ne fait que rajouter du trouble pour nombre de collègues, y compris pour celles et ceux qui sont censés bénéficier d'une priorité de reclassement.

Et l'on ne peut pas dire que la récente répartition des postes d'encadrement à la succursale régionale, sans offre de poste, soit un exemple de bonnes pratiques. Non seulement cela ne peut que laisser perplexe des agents à qui le même encadrement ne cesse de répéter qu'il doit être mobile, mais de surcroît cela n'a pas été compris par plusieurs cadres qui n'ont même pas pu faire acte de candidature.

Dans le prolongement il nous faut aussi signaler des dérives dans le management, un management parfois carrément défaillant, avec une approche déshumanisée et des pratiques qui relèvent d'un autre âge. Il n'est, par exemple, pas admissible de constater un nombre croissant de collègues qui craquent à la suite des entretiens d'évaluation.

Et il ne suffit pas d'avoir de grands discours sur le dialogue social ou sur les approches participatives pour faire croire que tout va bien. Encore faut-il tenir compte de l'avis du personnel, ce qui est loin d'être le cas dans la course effrénée de certaines directions pour essayer de montrer qu'elles sont les meilleures dans la mise en oeuvre de la transformation.

Enfin nous ne pouvons accepter la dégradation des conditions matérielles de travail dans le cadre des réaménagements des locaux ou du fait de la conduite de travaux sans mise en place d'une véritable prévention pour les agents concernés.

Les points que nous avons soulevés relèvent de sujets traités dans l'accord sur la prévention des risques psychosociaux, et nous demandons donc à ce que la Banque respecte ses engagements et cesse de détériorer la santé du personnel. Nous rappelons au Président sa responsabilité en la matière. En tout état de cause nous n'hésiterons pas à prendre nos responsabilités si la situation ne s'améliore pas rapidement, notamment en faisant usage de notre droit d'alerte.

Patrick HUBERSCHWILLER, secrétaire régional Bretagne CGT Banque de France

 

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