Repères revendicatifs

09-06-2017

2016_reperes-revendicatifs_complets.jpg Vous avez entre les mains les fiches Repères revendicatifs de la CGT.
Nous avons décidé, depuis déjà plusieurs éditions, de consacrer nos congrès au choix de nos orientations. Il importait donc, entre chaque congrès, de repasser nos repères revendicatifs au crible de ces orientations pour s’assurer de la cohérence de l’ensemble.
Les modifications apportées aux fiches résultent d’une mise en adéquation des Repères revendicatifs avec, d’une part le document d’orientation, d’autre part les décisions prises depuis le congrès dans le cadre de ces orientations.
Le 50e congrès a inscrit le travail et sa transformation au centre de notre démarche pour un développement humain durable, renforçant la place centrale de la proposition d’un Nouveau Statut du Travail Salarié.

Lien vers les 40 fiches revendicatives CGT

Les repères revendicatifs "extraits"

Normes sociales européennes et internationales
Les normes sociales et internationales doivent s’appuyer sur les acquis sociaux, résultat des luttes des travailleurs des différents pays.

Droits des travailleurs migrants
L’égalité de traitement entre salariés et l’application du droit du travail français pour tous les salariés qui travaillent en France. La reconnaissance du travail et la régularisation administrative des travailleurs sans papiers surexploités parce que sans droits.

Droit à la paix, à la sécurité
La paix n’est pas seulement l’absence de guerre mais le principe de rapports humains fondés sur la libre coopération de tous pour le bien commun. Une paix durable est une condition préalable à l’exercice
de tous les droits et devoirs de l’être humain.

Égalité d’accès et bénéfice des droits sans discrimination
Chaque personne, qu’elle soit en demande d’emploi ou de stage, salariée, stagiaire, doit effectivement bénéficier d’une situation d’emploi, de formation et de travail sans discrimination.

Égalité entre les femmes et les hommes
C’est dans une perspective d’émancipation et de progrès social pour toutes et tous que la CGT combat les inégalités de sexe, les idées et comportements sexistes, les stéréotypes «culturels» qui tendent à justifier et perpétuer les inégalités entre les femmes et les hommes. La CGT agit pour la liberté pleine et entière des femmes, au travail et dans la société.

Pour le droit à l’emploi pour toutes et tous
La première préoccupation des travailleurs et des citoyens, l’emploi est, avec les salaires, les conditions de travail, la protection sociale, l’enjeu majeur des luttes sociales, inséparable des exigences montantes d’une transformation profonde du travail. Des emplois sûrs et des qualifications reconnues sont la condition d’un accès de toutes et tous à de bons salaires.

Économie sociale et solidaire
Nous devons agir avec les acteurs de l’économie sociale pour contribuer ensemble à la construction d’un développement solidaire des territoires, au développement humain durable, à l’innovation sociale, à une société plus égalitaire, où l’économie est au service de la personne et non l’inverse.

Nouveau statut du travail salarié - Droits individuels et collectifs et transférabilité
Le nouveau statut du travail salarié doit permettre à chaque salarié, de la sortie du système scolaire à lafin de sa carrière professionnelle, de disposer d’un certain nombre de droits cumulatifs et progressifs, transférables d’une entreprise à l’autre, d’une branche à l’autre, opposables à tout employeur.

Garantie de l’emploi, droit à la sécurité sociale professionnelle
La sécurité sociale professionnelle est un volet du nouveau statut du travail salarié. Elle s’inscritdans l’exigence de rendre effectif le droit au travail pour toutes et tous.

Insertion sociale et professionnelle
Le parcours personnalisé et sécurisé doit permettre aux personnes concernées - primo demandeur d’emploi, demandeur d’emploi indemnisé ou non, salarié en situation de sous-emploi - d’accéder à l’emploi par un accompagnement social et professionnel assuré par le service public de l’emploi.

Droit à l’indemnisation du chômage
L’instauration d’une sécurité sociale professionnelle telle que nous la concevons vise à combattre la notion même de licenciement et les situations de chômage.

Droits des salariés des entreprises sous-traitantes
Les donneurs d’ordre, les entreprises (publiques, privées, collectivités locales) faisant appel à des prestataires, à des sous-traitants, doivent être tenus pour responsables socialement et juridiquement des obligations que génèrent ce rapport en matière de conditions de travail et de sécurité, d’égalité de traitement, d’emploi, de formation, d’organisation du temps de travail.

Droits des salariés saisonniers
Le droit à un emploi choisi, stable et de qualité pour les salariés saisonniers, proposition inscrite dans celle du statut du travail salarié. Cela suppose, le droit à un emploi maintenu tout au long de l’année en contrat à durée indéterminée dans le cadre de notre proposition de sécurité sociale professionnelle.

Droit à un salaire
Le droit à un emploi choisi, stable et de qualité pour les salariés saisonniers, proposition inscrite dans celle du statut du travail salarié. Cela suppose, le droit à un emploi maintenu tout au long de l’année en contrat à durée indéterminée dans le cadre de notre proposition de sécurité sociale professionnelle.

Un salaire minimum en France et dans chaque pays européen
Un salaire de base minimum au niveau du SMIC réévalué à 1 800 euros brut pour la durée légale du travail en vigueur. Point de départ de toute grille de salaires et de traitements. Outil pour gagner l’égalité salariale entre les femmes et les hommes. Socle minimum de référence pour l’ensemble des salariés actifs, retraités, privés d’emploi et les jeunes en contrat de professionnalisation ou d’apprentissage.

Salaire et qualifications
La qualification de la, du salarié-e doit être reconnue et rémunérée. Même sans diplôme, après un an de travail au maximum, le salarié est considéré comme qualifié.

Droit à l’éducation et à la formation professionnelle
Ce droit doit permettre de construire un continuum (1) de formation en s’appuyant sur une formation initiale solide pour tous et permettant une élévation du niveau des qualifications.

Temps de travail
Le progrès technique et l’accroissement de la productivité doivent servir à réduire l’intensité du travail et sa durée, à en transformer le contenu, à permettre à chaque salarié de concilier vie professionnelle, vie privée et vie sociale.

Droit à la négociation et démocratie sociale
La négociation collective doit avoir pour objectif l’amélioration de la situation des salariés, l’encadrement et la compensation de leurs contraintes de travail. Elle doit porter sur leurs revendications et respecter sans dérogation l’ordre public social, la hiérarchie des normes et le principe de faveur.

Droit et liberté d’intervention, d’expression de la, du salarié-e
Le droit et la liberté pour tous les salariés, d’intervenir et de s’exprimer sur tout ce qui concerne leur vie au travail, leur activité professionnelle ainsi que l’organisation du travail et les choix stratégiques de l’entreprise.

Droit et liberté de se syndiquer
La liberté syndicale est un droit fondamental, inscrit dans la constitution et dans les normes internationales. Les atteintes patronales aux libertés syndicales (pressions, intimidations, discriminations...) doivent être systématiquement poursuivies et sanctionnées pénalement et intégralement réparées.

Droit à la représentation collective
Des institutions représentatives rénovées doivent devenir un droit pour tous les salariés, sans exclusive, y compris ceux des petites entreprises ou en situation de précarité, du public comme du privé. Les missions et attributions spécifiques des délégués du personnel, comités d’entreprise et comités d’hygiène, sécurité et conditions de travail élargies à l’environnement doivent être confortées et étendues.

Droit à la protection sociale
Le droit à la santé tout au long de la vie.

Droit à la santé
La protection sociale doit répondre aux valeurs qui fondent la Sécurité sociale : universalité, solidarité, démocratie. La Sécurité sociale est au cœur de la protection sociale en France. Son rôle doit être renforcé.

Droit à la retraite
Le droit à une retraite pour tous les salariés, dès l’âge de 60 ans, avec les moyens de vivre dignement.

Droit à une politique familiale solidaire
L’accueil, les soins, l’entretien et l’éducation des enfants représentent une fonction sociale qui engage l’avenir de la société et justifie une politique familiale de haut niveau et la participation des entreprises à son
financement.

Droit à la démocratie culturelle
La démocratie culturelle est un axe de construction revendicative et de mobilisation car elle est facteur d’échange, de connaissance, d’émancipation.

Droit à l’information
Le droit à l’information est un des piliers de la démocratie et il doit être garanti par les pouvoirs publics.L’accès et la pluralité de l’information, quel que soit le support écrit, oral ou visuel, nécessitent l’existence’un droit à la communication.

Droit à la communication
La communication est un droit fondamental pour l’ensemble des citoyens, au même titre que les autres droits fondamentaux. La communication doit cesser d’être considérée comme une marchandise. Elle nécessite la création d’un service public de la communication.

Droit aux vacances
Développer le droit aux vacances pour tous en accordant une attention toute particulière à celles et ceux qui, pour des raisons diverses, n’y ont pas accès (notamment pour des raisons de pouvoir d’achat, d’exclusion du monde du travail ou de handicap).

Droit aux pratiques sportives
Mettre en place une véritable politique du sport pour tous, permettant tout type de pratiques, à un coût accessible, pour toutes les populations dans le cadre d’un service public du sport en relation avec un ministère de plein exercice.

Droit au logement
La garantie d’un logement pour tous est un élément majeur du vivre ensemble, de l’intégration et de la cohésion sociale dans notre société. Cela suppose d’agir pour une nouvelle politique nationale d’aménagement du territoire en faveur d’une véritable mixité sociale. L’État doit être le garant de ce droit sur tout le territoire.

Droit aux transports
Le déplacement de personnes et de marchandises est un droit fondamental qui confère aux transports un caractère d’intérêt général. C’est aussi un levier majeur pour lutter contre le réchauffement climatique et les inégalités économiques, territoriales et sociales.

Droit aux services publics
Les politiques publiques constituent, au niveau international, européen, national et local, un enjeu démocratique, social, économique et environnemental, un atout pour la cohésion sociale, pour une transformation sociale et écologique. Leur mise en œuvre nécessite des services publics, des établissements et entreprises publiques modernes, efficaces et gérés démocratiquement.

Développement humain durable
Le développement humain durable suppose de rompre avec les politiques économiques actuelles qui sont en échec, et d’aller vers un autre type de croissance fondée sur des modalités de production et une exploitation des
richesses plus équitables, en anticipant les transitions nécessaires, de manière à ce qu’elles ne portent pas préjudice aux salariés et à leurs familles.

Responsabilité sociale des entreprises
Les entreprises exercent une responsabilité sociale du fait de l’impact de leur activité sur la société et l’environnement. Elles ont donc des comptes à rendre aux populations sur l’ensemble des impacts de leur activité.

Recherche et développement
Un effort considérable pour la recherche, pour contribuer au progrès des connaissances, répondre aux besoins de la société en expertise et contrôle, créer les conditions d’un renouveau du développement industriel.

Droit à la justice fiscale
La fiscalité est un puissant moyen pour réduire l’injustice sociale, générer des ressources pour financer des investissements de long terme et répondre aux besoins sociaux et économiques. Elle concerne tous les citoyens. Il est donc indispensable que son contenu réponde aux exigences de la population, à la justice sociale et à l’efficacité économique.

Financement de l’économie
Les politiques financières, budgétaires et monétaires doivent trouver un nouveau sens au service de l’intérêt général. Les banques et les institutions financières doivent retrouver le sens premier de leur activité : financer le développement.
 
Pôle financier public
Ce pôle financier public reposerait sur la mise en réseau d’un ensemble d’institutions financières de statut public et semi-public exerçant des missions de service public et d’intérêt général. Il serait placé sous contrôle public et social : responsables des établissements, élus (nationaux et locaux), représentants de la société civile (salariés, associations).

Sources : http://www.cgt.fr/IMG/pdf/rr_2016_complets.pdf

 

L'ESPACE PRATIQUE

Faire grève
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